Les Echos week-end, 18-19 novembre 2005, Michel Parouty
« Airs frais de la Renaissance »
C’est en 1990 que Denis Raisin Dadre, riche d’une belle expérience de flûtiste à bec, fonde Doulce Mémoire. Par volonté de se démarquer des courants du moment, tournés vers la période qui suivit la Renaissance dans l’histoire de la musique, le baroque. Et surtout par intérêt pour une époque musicalement captivante mais relativement ignorée. « Tout me passionnait dans la Renaissance, l’histoire, les arts, et, en musique, le mélange des voix et des instruments. Mais fonder un ensemble était un pari osé. Les directeurs de festival ne semblaient pas intéressés, les instruments anciens n’étaient pas nombreux et marchaient mal, les partitions étaient difficilement accessibles… C’était l’aventure dans des terres inexplorées – une idée qui est très « renaissance » ».

Cadences, mai 2003, Yutha Tep
«Denis Raisin Dadre, le chantre du Quattrocento»
Rien n’illustre mieux Denis Raisin Dadre que cette volonté de défendre une musique Renaissance protéiforme, et encore largement mystérieuse à nos oreilles contemporaines. « On a une vision beaucoup trop monolithique de la Renaissance, rappelle Denis Raisin Dadre. De 1480 à 1580, il s’écoule à peu près autant de temps qu’entre Schubert et Stravinsky ! »
On chercherait en vain le moindre soupçon d’ennui dans les réalisations de ce qu’il faut bien nommer une fameuse bande de copains. Mais tout sérieux gardé, bien entendu : « En restant modeste, confie-t-il fièrement, je suis convaincu que les musiciens de Doulce Mémoire sont actuellement parmi les gens les plus au fait de la pratique des instruments Renaissance, en particulier pour les vents car Jérémie Papasergio fait un travail remarquable dans ce domaine. »

La Nouvelle République, 2 mai 2003, Philippe Haller
« La Renaissance des couleurs »
La musique de la Renaissance, Denis Raisin Dadre, directeur artistique de l’ensemble Doulce Mémoire, la rêve en couleurs. « Regardez à Florence les tableaux du quattrocento rénovés : les couleurs sont fortes, cinglantes, contrastées. Eh bien, notre travail c’est d’enlever le vernis des siècles qui assombrit la musique et de lui redonner tout son éclat. A Doulce Mémoire, nous sommes des restaurateurs de musique. » Lorsqu’il aborde une nouvelle partition de « ce répertoire si riche et si divers, du mysticisme le plus profond à la gaudriole la plus débridée », l’ensemble Doulce Mémoire est toujours en quête des couleurs de l’original. Tout commence lors, chaque fois par un érudit et patient travail de restauration.
Dernières nouvelles d’Alsace, 23 octobre 2005, Christian Fruchart.
La trentième cuvée de l’AMIA (La Dive Bouteille – Strasbourg - 22 octobre 2005)
« Voilà sept ans que Doulce Mémoire promène, parmi quelques concerts bien rodés, un spectacle ultra light intitulé La Dive Bouteille dans lequel un ténor, un comédien et trois musiciens, tous en costumes, parviennent à retracer l’essentiel du Gargantua de Rabelais farci d’un réjouissant florilège musical. Philippe Vallepin, qui a monté ces facéties de cabaret, y racontent les épisodes célèbres avec verve et prestesse. Le ténor Hugues Primard, rompu à tous les styles, efface ici son art par l’art même : son chant exerce un charme « naturel », à l’avenant de son abord. Les musiciens sont des virtuoses qui semblent s’amuser autant sur leur instrument que dans leurs numéros scéniques[... ]»

Le Progrès, 7 octobre 2005, Antonio Mafra
L’austère Ibère… (Messe de F. Guerrero – Festival d’Ambronay - 5 octobre 2005)
« Messe et motets de Guerrero, associés à des pièces instrumentales du manuscrit des ministriles du duc de Lerma, constituent un programme varié dans l’écriture, très homogène dans l’esprit. Cornets à bouquin, flûtes à bec aux dimensions variables, doulçaines, bombardes et sacquebute accompagnent ces partitions jouées devant le jubé ou de part et d’autre de la nef centrale par les dix-huit chanteurs et musiciens autour de Denis Raisin Dadre. Au-delà d’une technique irréprochable, les interprètes forcent l’admiration par leur concentration et la précision des ensembles, évitant de sombrer dans la facilité. »

La Nouvelle République, 20 juin 2005, Philippe Haller
Les Musiques Anciennes sont déjà en fête (Le concert secret des Dames de Ferrare – Prieuré Saint Cosme - 18 juin 2005)
« Repas sur l’herbe dans la douceur du temps avant de partir pour l’Italie à la fin du XVIè siècle dont la nouvelle création de Doulce Mémoire, sous la conduite de Denis Raisin Dadre révèle la musique du « Concert secret des Dames de Ferrare ». Une musique d’un si extrême raffinement qu’elle était alors jalousement réservée, par le duc Alphonse, au seul cénacle « d’invités triés sur le volet ». Dans l’enchantement des rinceaux de vocalises et d’ornements incroyablement complexes illuminés par les voix de Véronique Bourin et Axelle Bernage, dans des feux d’artifices de diminutions à la flûtes, au luth ou à la viole, dans le cristal de la harpe ou la plainte du lirone, le voyage, à chaque instant, s’éclaire au son de cette musique « inouïe », d’une cascade de lumière. Heureux qui comme Ulysse… »

La lettre du Musicien, novembre 2004, Roger Tellart
Doulce Mémoire, salle Gaveau (Concert Anniversaire : Les 15 ans de Doulce Mémoire -18 octobre 2005)
« Les bateleurs de Doulce Mémoire ont célébré leur 15e anniversaire en « musicquant mignotement et gaillardement », ainsi que l’écrit Rabelais, leur maître à penser et à s’ébattre. […] Au rythme soutenu d’une « revue » hautes époques, Denis Raisin Dadre et ses polyvalents surdoués ont butiné dans le riche jardin des cours royales et princières, du Quattrocento florentin au baroque vénitien ou louis-quatorzième ; cueillant ici la furtive fleur amorosa d’une frottola – pressentiment du madrigal – de Bartolomeo Trombocino ; là cédant au vertige ludique d’un Ballo grande d’Antonio Brunelli, […]. »

Le Progrès, 12 octobre 2004, Pierre Boitet
A Rome, comme si on y était… (Oratorio Vespertino – Festival d’Ambronay - 8 octobre 2005)
« […] Denis Raisin Dadre, troublion de la musique ancienne monté sur ressorts, sait mettre le public dans sa poche. Et comme toujours avec lui, c’est une poche remplie de bonnes surprises car depuis quinze ans de présence, Doulce Mémoire n’en finit pas de proposer des concerts-spectacles aussi originaux dans leur projet que séduisants dans leur réalisation. Celui de vendredi soir à Ambronay n’a pas failli à cette réputation, invitant l’auditoire à devenir le public des fidèles participant aux fameux offices des laudes de l’oratoire romain de Philippe Neri au début de l’âge baroque. »

La Nouvelle République, 24 août 2004, Philippe Haller
Le jardin des harmonies (Viva Napoli – Château de Villandry, 22 août 2004)
« Dimanche, l’ensemble Doulce Mémoire de Denis Raisin Dadre était dans la Naples du XVIè siècle, où soufflait un vent de folie, avec Lassus, Willaert et autres compositeurs à la plume devenue leste en si joyeuse compagnie. Chahutant dans les rues, luth, flûtes, bassons, cornet, percussions et voix interpellent les femmes aux balcons, croisent la romance de deux reîtres allemands balourds courtisant, avec un fort accent, les « bedides nabolidaines », s’attristent de la mort tragique d’un grillon en une déploration à pleurer (de rire) ou dansent dans des tourbillons de virtuosité. Elixir contre la morosité, qui réjouit les cœurs et met des étoiles de rire dans les yeux des petits et des grands « Viva Napoli » c’est de la folie « doulce ». »

Léonard de Vinci - L'Harmonie du Monde
Leçons de Ténèbres - Lamentations du Samedi Saint
Le Siècle du Titien
Messe de Mariage - Henri IV & Marie de Medicis
Viva Napoli
Requiem des Rois de France
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